Ce serait faire injure à la Provence de ne pas évoquer les ocres, le tissu, le savon, la faïence, le jeu de boules et les traditions : dont Noël en est le plus bel exemple.
Les ocres (mélange d'argile et de sables colorées par les oxydes de fer) du blanc au rouge le plus franc, du jaune au violet sont présents et changeants en fonction du temps et du moment de la journée. L'érosion a peaufiné les traces laissées par le travail des hommes. Roussillon et son conservatoire des ocres, Apt et sa production (seule usine d'ocre en activité) de 2000tonnes/ans constituent une partie du Colorado provençal.
L' argile à la qualité exceptionnelle est abondante et favorise l'artisanat grâce à la fabrication de tomettes, de tuiles, de poteries, des santons.
Les faïences (terres cuites trempées dans l'émail) ont favorisé le regroupement de nombreux céramistes autour de cet art.
Les cigales qui sont l'un des symboles forts de la région, témoignent d'une technique centenaire qui perdure depuis un siècle et un demi million de création.
Les tissus : "indiennes" ou cotonnades provençales sont une tradition importée des Indes dont la Provence s'attribue la fabrication. Quelques grands noms comme Christian Lacroix à travers la haute couture ou Charles Demery fondateur de Souleiado ont fait la renommée de ces étoffes provençales que l'on (re)découvre. Les Olivades s'impriment toujours dans la région.
Le savon, l'un des produits les plus connus est l'emblème du passé de Marseille qui comptait 90 fabriques en 1913 . contre une douzaine actuellement.
Le jeu de boules : divertissement ou "sport " populaire se joue par équipe de trois (triplettes) ou de quatre (quadrettes) avec des boules métalliques. Il porte le nom de pétanque lorsqu'il se pratique sur une distance entre 6 m et 10 m ou de longue lorsqu'il se joue sur un terrain d'au moins 25 m. L'obtention du point se traduit par des discussions sonores et passionnées qui contribuent à la réputation de ce jeu.
« Le jeu de boules est à la Provence ce que le théâtre de Delphes était à la Grèce antique : un lieu de tragédie » Yvon Audouard