Origine
Qualifié comme étant la confiserie provençale la plus connue et la plus réputée, le calisson, ce petit losange de melon confits et d’amandes confites, connaît de nombreuses versions quant à ses origines.
Remontons un peu dans le temps…
On
se situe ici au XV siècle, entre 1454 et 1473. Le
Roi René et Jeanne De Laval venaient de se marier
et les festivités s’enchaînaient. La princesse qui était
connue pour être une personne peu sociable et dont l’apparition
du sourire se faisait toujours attendre, choisit un biscuit parmi la quantité
d’aliments présents dans le repas de noces. A peine eut-elle
portée la friandise à ses lèvres qu’un sourire
illumina son visage. Toute l’assemblée se demanda ce qui avait
bien réussi à faire sourire la Jeanne. C’est alors qu’un
courtisan s’exclama : « Di Calin Soun »
qui signifie « ce sont des câlins ». Voilà qu’était
né le «calisson».
Selon des hypothèses plus rationnelles, la naissante du nom "calisson" viendrait de l’Antiquité, chez les Italiens ou les Grecs. Les calissons étaient nommés soit « calisone », soit « kalitsounia ».
D’après des sources italiennes, le calisson serait issu du XVII siècle. Le but de sa consommation était d’abord religieuse et non gustative. En effet, l’archevêque bénissait la friandise avant de la donner à ses fidèles. Car à cette époque le calisson était reconnu pour sa vertu à prémunir contre le fléau de la peste. Du nom « calicem » en italien, il est devenu « calissoun » en provençal puis « calisson » en français grâce à l’évolution de la langue.
En Provence, l’essor du calisson s’est fait au XVI siècle avec la multiplication des plantations d’amandiers et au climat provençal, propice aux cultures.
Spécialité d’Aix-en-Provence depuis plus de 5 siècles, le calisson est célébré et béni chaque année à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix.